Après avoir parcouru le Brésil et les Emirats arabes unis à la recherche de débouchées pour des Mirage 2000 d’occasion et des Rafale, nous allons nous concentrer sur l’Irak, où la France tente actuellement de faire son grand retour.
Nous irons aussi au Koweït où le Rafale est toujours en lice pour l’achat de nouveaux appareils mais qui connait des difficultés économiques. Enfin, nous prendrons notre envol vers l’Inde dont nous parlons beaucoup en ce moment. Entre rénovation de Mirage 2000H et tentative de vente du Rafale, nous verrons que le Mirage 2000 a encore une place importante dans ces négociations.
Irak : Envisager l’apparition du Mirage 2000.
Nous en parlions récemment, la France progresse en Irak. Alors que le pays était l’un des fournisseurs favoris de l’ancien régime irakien, l’intervention américaine a changé la donne. Même TOTAL, pourtant historiquement proche des Irakiens, a échoué à décrocher un contrat majeur face aux Anglais de Shell. Seulement aujourd’hui, le dialogue entre Paris et Bagdad est à nouveau ouvert.
Récemment, les militaires irakiens demandaient à la France de bien vouloir honorer ses engagements pour la livraison de 24 Mirage F1. Les appareils commandés avant la guerre n’avaient jamais étaient livrés pour cause d’embargo sur les armes. Si nous détaillions cette affaire dans un précédent article, ce sont finalement des Mirage F1CT progressivement retirés du service en France qui pourraient prendre la route de l’Irak. Le pays possède en tout 114 Mirage F1 à différent stade opérationnels.
En face des Mirage, les éternels F-16 américains tentent une incursion en Irak. En position dominante dans le pays, les Américains n’apprécient guère la réouverture du dialogue entre Français et Irakiens. Outre les besoins opérationnels des armées, Bagdad souhaite cependant maîtriser son espace aérien au plus vite. Aidé par la manne financière du pétrole mais handicapé par un pays à reconstruire, les Irakiens ont du pain sur la planche. Or, face aux menaces et au défi du retrait des forces étrangères, Bagdad serait peut-être ouverte à une nouvelle proposition. Si la vente de Rafale paraît absurde, le Mirage 2000 pourrait revenir se frotter aux F-16. On pense alors aux Mirage 2000-9 émiriens dont la valeur peut-être négociée.
Koweït : se rendre à l’évidence.
Lors de sa tournée dans les pays du Golfe, en février 2009, le président Sarkozy avait indiqué que des discussions allaient être ouvertes avec le Koweït au sujet d’une possible vente de 14 à 28 exemplaires de l’avion de combat multirôles Rafale de Dassault Aviation. A un moment, on avait cru que le Saab Gripen avait pris le marché et pourtant, les autorités koweitiennes avaient réaffirmé leur intérêt pour le chasseur français. Il mériterait d’ailleurs « une attention particulière » alors que les contrats sont potentiellement multiples dans le pays. Outre des avions, la France pourrait vendre des navires de guerre ainsi qu'un réacteur nucléaire.
Le Koweït voulait cependant suivre de très près les négociations en cours avec les Emirats arabes unis. Or, comme nous le savons maintenant ces négociations seraient sur la bonne voix. Dans ce cas, le Rafale deviendrait le favori de Koweït City.
En attendant,
ce qui aurait pu être le choix initial du Koweït en faveur du Gripen pourrait aiguiser l’appétit des Français. Si on part du principe que le Koweït ne peut s’offrir des Rafale pour des raisons de rationalité économique, le pays serait peut-être disposé à s’offrir des Mirage 2000. Reste que cette option est difficilement envisageable. D’une part les Koweitiens souhaiteront surement s’aligner sur les Emirats arabes unis dans le choix d’un appareil de quatrième génération +. D’autre part, il serait une fois de plus pratique de fournir le pays en Mirage 2000-9 qui viendraient alors, des Emirats. Du matériel d’occasion qui ne conviendrait peut-être pas à ce pays.
Inde : La rénovation de la cinquantaine de Mirage 2000H avance.
Chacun sait que Dassault concours en Inde avec son Rafale pour le plus gros appel d’offres du moment. 126 appareils de combat vont être achetés par New Delhi et la compétition est rude. Si le F-16I développé pour Israël était un temps favori, l’Eurofighter du consortium mené par
EADS a, semble-t-il, prit l’ascendant. Mais entre coopération historique avec la Russie et la France, le marché indien n’est pas encore joué. Dans tous les cas, si ce contrat revenait à l’industrie tricolore ce serait un nouveau pas en avant pour une coopération franco-indienne plus poussée.
Ainsi, les contrats se multiplient en Inde. En négociations depuis des années, la remise à niveau des Mirage 2000H n’a jamais été aussi proche d’un accord. L’information révélée par le Times of India est significative puisqu’une délégation française est attendue dans le pays le mois prochain. Il s’agit de se mettre enfin d’accord sur ce contrat exclusif qui engagerait les industriels français, menés par Thales et la DGA, pendant quarante ans. Le montant de cet accord est évalué à 1,5Md€ mais une nouvelle fois, c’est le prix qui coince. Il serait en effet 30% plus cher que ce que souhaite débourser l’Indian Air Force.
Une fois n’est pas coutume, un effort significatif devra être consenti par le camp français. Alors que l’Inde a souhaité un appel d’offres unique en direction de Thales et de ses alliés, les entreprises israéliennes ne sont pas loin et guettent tout écart. Enfin, les compensations industrielles seront une nouvelle fois déterminantes pour l’obtention de ce contrat. Si une poignée de Mirage devraient rejoindre l’hexagone, la grande majorité de ces derniers devraient être remis à niveau sur le sol indien. Les Français travailleront ainsi avec HAL (Hindustan Aeronautics Limited) pour moderniser les chasseurs.
Michael Colaone.
Retrouvez le premier épisode de cette série grâce à ce lien direct.
Cet article a été inspiré par les réactions de nos lecteurs que je remercie au passage pour leur fidélité.







Commentaires
En effet peu nombreuses sont les forces aériennes qui dans le monde ont les moyens de s'offrir un bireacteur coûteux comme le Rafale. Ces forces aériennes là se comptent sur le doigt d'une main et de plus elles sont la plupart du temps sous influence américaine avec le résultat que l'on connaît (il n'est PAS QUESTION aux USA que la France vend UN SEUL Rafale). Un mono réacteur, largement rentabilisé et d'un prix abordable, est mécaniquement bien plus facile à écouler. C'est le Mirage 2000, éventuellement remotorisé avec un M 53 P3, qu'il aurait présenter au Maroc, et non le Rafale bien trop cher. Résultat un pays très proche de nous va s'équiper une fois de plus de la saloperie made in LM alors que le 2000-5 le "torche" presque à chaque fois en combat; rageant !!!
je m'informe c'est tout et surtout par deduction logique, et surtout pas mais alors sutout pas croire a ce que les gouvernement disent au "peuple". car sur les marches de l'armement cela reste malgre les annonces (prix et autres) un secret defense d'etat a etat.
a propos des rafale "stockes", faut regarder les productions annuel depuis le standart f-3 et regarder ou ils se trouvent et on se rend compte qu'ils ne volent pas tous pour le moment. enfin c'est ma pensee..☺☺♥♥♥♥♥
a propos de l'eurofighter, il ne peut pas dominer car tout simplement il n'a pas terminer les tests, il vient meme tout juste d'arriver sur place.
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