Le 10 juin dernier, la Corée du Sud a procédé à sa deuxième tentative de mise en orbite d'un satellite. Le lanceur Naro, aussi connu sous le nom de KSLV (Korea Space Launch Vehicle), avait réalisé son premier vol en août 2009, mais un problème avec la coiffe avait empêché la bonne mise en orbite de la charge utile.
Ce deuxième vol s'est à nouveau soldé par un échec, mais les causes sont cette fois-ci beaucoup plus inquiétantes. En effet, cette fois-ci le lanceur a été détruit au bout de 137 secondes de vol, suite à un disfonctionnement du premier étage.
Or, ce fameux premier étage est de conception russe, développé et construit par l'entreprise Khrounitchev. Il s'agit en fait d'un dérivé de l'URM-1, le premier étage du futur lanceur russe Angara, qui devrait à terme remplacer le Proton-M, qui est actuellement le principal, voire l'unique concurrent d'Ariane 5.
Au début du développement du lanceur sud-coréen, les Russes avaient jugé qu'il pourrait être très intéressant d'apporter leur participation. Fournir le premier étage du Naro leur permet en effet de tester à moindre frais les composants de base de leur Angara, et cela permet en prime de faire tourner l'industrie nationale.










