Samedi, 29. Avril 2017
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1021-eurofighter-typhoon-002-krvwfAnalyse – Les sujets de sa Majesté ont toujours eu un sens du commerce bien différent de celui des Français. Souvent taxés de mercenaires dans le monde de la défense, ils ont à leur actif de nombreuses réussites notamment vu le succès de BAe Systems. Outre de nombreux contrats export, l’entreprise est aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs des Etats-Unis, le plus gros marché du monde, mais aussi l’un des plus protectionnistes. Engagés bon gré mal gré dans le programme Eurofighter, les Anglais s’imposent face à des Allemands ridicules (cf l’Inde) et des Italiens en manque de force de frappe politique comme le meilleur VRP pour cet avion. De rumeurs en rumeurs, voici qu’il se dirait que le premier ministre anglais en visite dernièrement dans la région aurait abordé le sujet d’un éventuel achat. Des discutions avec l’Arabie Saoudite en toile de fond.

 

 

La Jordanie, un nouveau prospect pour l’Eurofighter ?

Alors que David Cameron faisait son petit tour du Golfe Persique afin notamment de convaincre les Emirats Arabes Unis de changer leur fusil d’épaule concernant l’achat éventuel de Rafale, il semblerait que la Jordanie puisse devenir un possible prospect pour l’avion de chasse européen. Entre 12 et 16 avions, c’est de cela dont semblent parler les Anglais et les Jordaniens. Des discussions qui pourraient être soutenues par l’Arabie Saoudite. Le pays s’inscrit dans un contexte régional qui se tend de mois en mois et la situation intérieure du voisin jordanien est surement vue avec la plus grande inquiétude à Ryad. Les Saoudiens pourraient alors jouer le rôle de la banque pour les Jordaniens, surtout à la vue des évolutions en Syrie, en Irak ou encore relatives à l’opération Pillar of Defence menée récemment par Israël.

Alors que la rumeur enfle donc au sujet de la Jordanie, déjà certaines sources locales affirment que le Rafale serait déjà envisagé comme solution de remplacement au cas où ces discussions n’aboutiraient pas. Ce rôle de challenger peut sembler étonnant quand on connait les performances de l’appareil français face à son rival « européen » et pourtant nous le disions, les Anglais ont une capacité importante à appliquer un lobbying actif que les Français peinent parfois à avoir. Accessoirement, l’Arabie Saoudite est aussi un utilisateur de l’Eurofighter, une carte de visite importante avec peut-être aussi des synergies à trouver.

Oman, Qatar, Emirats, les choses évoluent.

Dans tous les cas les Anglais semblent très en forme pour écouler de l’Eurofighter. Pour la première fois, il semblerait qu’Oman ait aussi exprimé de l’intérêt pour le lobby anglais pour cet avion. Rappelons que c’est une douzaine d’avions qui sont en jeu. Pour le moment, nous pensions que l’achat de Rafale était en attente du contrat émirien. Une issue plutôt logique que nous avions développée dans le passé. Reste que de l’eau à coulée sous les ponts, ce qui n’est jamais bon. BAe Systems se serait donc simplement engouffré dans la brèche tout comme aux Emirats. Les Anglais ont par ailleurs une bonne connaissance d’Oman alors que cet achat serait pour remplacer l’appareil de conception franco-anglaise, le Jaguar. Une nouvelle somme toute inquiétante pour le Rafale alors que le Qatar est dit comme de moins en moins motivé pour acquérir l’avion français. Des discussions éminemment politiques qui ne seraient pas forcément stimulées par la nouvelle classe politique française.

Tags: Arabie Saoudite | BAE Systems | dassault | Emirats Arabes Unis | Eurofighter | France | Jaguar | Jordanie | Qatar | rafale | Royaume Uni | UAE

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