Jeudi 19 janvier dernier, le groupe Dassault a pour la première fois dévoilé aux services officiels et au public son démonstrateur de drone de combat furtif (UCAV) nEUROn. Bien que son assemblage ait été achevé il y a plusieurs mois avec une mise sous tension à la mi-octobre, Dassault a choisi de maintenir un certain secret jusqu’à la semaine dernière. Pour l’occasion, la soute à armements de nEUROn avait été ouverte, dévoilant une bombe guidée laser GBU-12, et par la même occasion la finalité belle et bien offensive du démonstrateur.
Démarré à l’initiative de la France en 2003, le programme a dès le début mis en exergue la nécessité d’une coopération à l’échelle européenne, aussi bien financière que technologique. L'un des buts avoués était de garder actifs les bureaux de recherche et développement du continent, alors que les trois grands programmes d’avions de combat qu’il héberge (Eurofighter, Gripen et Rafale) arrivaient bientôt à maturité.




Analyse – Comme tous les ans en alternance avec Doha, Paris accueillait la salon Milipol, dédié à la sécurité. A cette occasion, nous avons pu nous joindre au 888 exposants issus de 47 pays présents lors de la manifestation. L'occasion de voir apparaître de nouvelles tendances comme celle des drones hélicoptères de toutes tailles ou des engins quadrirotor à décollage vertical de plus petite taille.
Déployé depuis février 2009, le détachement-air de Bagram met en œuvre le système intérimaire de drone MALE (moyenne altitude longue endurance), baptisé Harfang. Le 26 mai 2011, il a réalisé sa 400ème mission au profit de la force internationale d’assistance et de sécurité, au dessus de l’Afghanistan, passant à cette occasion la barre symbolique des 4000 heures de vol.



